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Colin O’Sullivan’s “KILLARNEY BLUES” is on RTL!

January 22, 2018

BetimesBooksNow

Colin O’Sullivan‘s novel KILLARNEY BLUES (French translation, Éditions Rivages, Sept. 2017) is on the RTL radio (C’est à lire – To be read)!

“This first Noir novel from Colin O’Sullivan is magnificent, very finely written, and profoundly sad. To be savoured while drinking a Guinness and listening to some old blues, by Muddy Waters or Bessie Smith. And if rain knocks on the window glass, like in Killarney, it’s even better.”

C’est à lire : “Killarney Blues” de Colin O’Sullivan

Bernard Poirette, Journaliste RTL

À Killarney, charmante bourgade irlandaise, Bernard Dunphy passe pour l’idiot du village. Il n’a pas trente ans, s’habille hiver comme été d’un lourd manteau de laine et conduit d’une main sûre sa calèche à touristes tirée par sa vieille jument Ninny.

Bernard a toujours le sourire. Il est légèrement autiste. Ça ne l’empêche pas d’avoir deux passions dans la vie : le blues et… Marian, la sublime Marian, qu’il courtise à sa façon, en lui envoyant des cassettes de ses chanteurs préférés. Bernard, c’est en quelque sorte la face lumineuse de Killarney.

Pour le reste, la petite ville a essentiellement du sombre à offrir. La violence perverse de Jack Moriarty, une brute épaisse, sur les terrains de sport comme dans le lit des filles. Parlons des filles, justement : Mags et Cathy, l’officielle et la maitresse de Jack, qui noient leur temps libre dans des pintes de Guinness en attendant le prince charmant. Qui bien sûr ne viendra pas ; rebuté peut-être par les 250 jours de pluie annuels sur Killarney. Rebuté sans doute aussi par les fantômes qui hantent la petite ville… à commencer par celui de John, volontairement noyé dans le lac et dont les lourds et terribles secrets remontent à la surface, comme des cadavres gonflés. C’est tout cela, l’innocence de Bernard et la laideur du monde alentour qui vont se percuter, l’espace de quelques jours, à Killarney, comté de Kerry.

Ce premier roman noir de Colin O’Sullivan est magnifique, très finement écrit et infiniment triste. A déguster en buvant une Guinness et en écoutant un vieux blues de Muddy Waters ou Bessie Smith. Et si, comme à Killarney, la pluie frappe les vitres au dehors, c’est encore mieux.

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